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Canti & Musica - Anthologie de chants et musique profanes
Ocora - 2011



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Musiques du Monde ouvre cet espace à des chercheurs et spécialistes de tous horizons



Durant ses missions à l’étranger ou au hasard des rencontres, Musiques du Monde découvre parfois des voix extrêmement intéressantes qui, pour des raisons diverses, n’ont pas encore eu la possibilité de résonner hors de leur pays ou de leur province, voire de leur ville ou village. C’est pour remédier à cette situation, toujours dans cette optique qui est la nôtre de susciter un regain d’intérêt pour des traditions musicales peu ou mal connues, que nous avons décidé d’ouvrir une partie de notre site à ces voix, dans toute leur diversité et en version originale.

Sirène ornant l’un des murs de la Casa de la música à Sancti Spiritus, Cuba

Nous inaugurons ce nouvel espace avec Testimonios jarochos, une rubrique consacrée au son jarocho de l’État mexicain de Veracruz

Le port de Veracruz a été la porte d’entrée des musiques de la péninsule ibérique et d’autres territoires de l’Empire espagnol tout au long de la période coloniale et au-delà. La plupart des influences ayant transité par la ville se sont cristallisées dans le son jarocho, dont le répertoire est d’une richesse inépuisable.
Au coeur des fandangos (fêtes), qui rassemblaient des foules de participants, se trouvaient les musiciens accompagnés de chanteurs, mais ces derniers étaient aussi des poètes improvisateurs, qui pouvaient interrompre le bal en criant "¡Alto la música !" pour déclamer devant l’assistance une ou plusieurs décimas (une forme de dizain) de leur composition. Une fois terminé, ils s’exclamaient "¡que siga la música !", et musique et danse reprenaient.
Andrés barahona Londoño, musicien, luthier, ethnomusicologue et compositeur de chansons et de décimas, est l’auteur et le poète improvisateur de la rubrique Testimonios jarochos. Tels les décimas des trovadores suspendant le cours de la fête, tous ses articles, qui paraissent également dans le Diario de Xalapa (quotidien de la ville du même nom), prennent place entre les deux expressions consacrées. "¡Alto la música !" Nous vous en souhaitons bonne lecture "¡que siga la música !"


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